Adopt the dog attitude ! : archives

13 février 2007

L'artisan

"Bonjour, nous sommes l'équipe de télé, nous vous avions appelé, vous vous en rappelez ?.
-Ah, oui, oui, bien sûr, la télé. Entrez donc. Vous disiez faire une série sur l'artisanat en 2022, c'est bien ça ?.
-Voilà, on veut voir comment travaillent les gens à l'ancienne.
-Bien, bien, bien. Vous savez, c'est toujours un plaisir pour nous de parler de notre travail. Par quoi voulez-vous commencer ?
-Si vous commenciez par nous présenter votre entreprise ?
-Entreprise est un bien grand mot, enfin. J'ai fondé mon artisanat il y a une quinzaine d'année. A l'arrivée de Vista. A l'époque, tout le monde voyait ça comme une révolution, et moi comme un énorme gâchis. Passons. Je trouvais surtout que les nouvelles méthodes n'autorisaient plus la même passion, ça ne faisait pas pareil. C'était presque, comment dire... mécanique ! Alors j'ai créé cette boîte pour préserver les traditions.
-Que faites vous exactement ? Quel sorte d'artisan êtes-vous ?
-Ah ! Je suis un artisan en code informatique. Je code comme il y a plus de quinze ans. Ici, nous n'utilisons pas de méthodes automatiques de génération, pas de ces nouveaux langages déshumanisés pour fainéants. Nous débuggons encore nous-même notre code !
-Quels sont les instruments traditionnels de cet artisanat ?
-Des PC.
-Des quoi ?
-Des PC, de vieux ordinateurs maintenus en état. Avec de vieilles technologies qui, croyez moi, tiennent encore la route ! Pas de ces matrices semi-intelligentes qui font le travail pour vous. Tenez, regardez cette machine : elle date de 1996. Un pentium 166. On avait un 486 avant, mais il n'existe plus de pièces de rechanges, on l'a mis au musée avant qu'il ne lâche totalement.
-Les pièces de rechnage sont faciles à trouver ?
-Oh, non ! La plupart sont des réserves que je fais depuis 15 ans. Regardez ça : une barrette de RAM edo ! Une merveille ! En parfait état de fonctionnement !
-Vous n'avez que cet ordinateur ?
-Oh, non, nus en avons d'autres. Un par OS. Des Microsoft, bien entendu.
-Excusez mon ignorance, mais je ne connaissais pas cette marque.
-Pas étonnant, ils ont disparu après Vista. Ils se sont pris un grand procès et ont perdu. Ils ont été démantelés. Maintenant, on ne trouve plus que des systèmes semi intelligents Brainix, qui descendent de Linux. Peuh ! Non, ici vous avez la fine fleur de l'époque, ils possédaient la majorité du marché.
-Et vous développez sur ces vieux systèmes ?
-Bien entendu, sinon ce ne serait pas de l'artisanat.
-Vous n'avez pas de problèmes de compatibilité ?
-C'est ça qui a été le plus dur, et la seule concession que j'ai du faire. Voyez vous, comme je possède chaque OS depuis 1995, je peux transférer le code d'un système vers le système immédiatement plus récent. Puis un outil va modifier ce code pour le rendre compatible avec le nouveau système, et on recommence. Le code subit ainsi une dizaine de transformations. Mais ça marche.
-Impressionnant, et je me demande pourquoi...
-Monsieur, monsieur, ça y est ! Ca l'a fait !
-Excusez-moi, mais vous devriez me suivre, vous allez assister à quelque chose d'extraordinaire. La génération d'un crash machine.
-Un quoi ?
-Venez-voir, par ici. Là, regardez cet écran. c'est pas beau.
-Heu, il est bleu ? J'ignorais que les systèmes de l'époque étaient monochromes.
-C'est pas ça, c'est juste que le programme a entraîné une erreur du système, l'obligeant à redémarrer manuellement. Ces problèmes sont comme qui dirait notre marque de fabrique. Nous sommes les seuls à faire ça !
-Heu, en quoi c'est important ?
-Mais ça prouve que le code a été fait à l'ancienne ! Un programme qui ne plante n'est pas un vrai programme pour l'époque ! Ah, j'en ai les larmes aux yeux. Mais venez par ici, que je vous présente notre codeur principal. Josh !
-Bonjour messieurs. Vous avez vu cet écran ? Lol !
-Euh, c'est difficile avec la boîte de pizza devant.
-Lol !
-Lol ?
-Josh est un puriste. Il s'appelle jacques en vrai, mais tout le monde l'appelle Josh. Vous avez-vu son look ? On n'en trouve plus des comme ça. Non mais regardez moi cette chevelure abondante, cette barbe fournie, cet embonpoint, cette chemise débraillée ! Et les pizzas ! Maintenant tous les blanc-becs bouffent du bio. Ils vont crever à 120 ans mais n'auront jamais connu la joie de la graisse presque vivante d'une bonne bouffe !
-Et donc Josh est votre codeur principal ?
-Oui, c'est lui qui fait les plus beaux écrans bleus. C'est LE spécialiste du Visual Basic. attention, nous n'utilisons que la version 5.0. Il connaît aussi un peu d'ADA, de COBOL et d'assembleur.
-Et tous vos employés sont comme lui ?
-Ils essayent tous ! Mais il faut dire qu'il a placé la barre assez haut. Enfin tous, sauf un. Jean-Marc. Un moderne qui code en Java 1.4. Mais bon, je n'ai pas le choix pour certaines applications. Je n'ai pas encore réussi à le convaincre de se laisser pousser les poils ou de sortir sa chemise de son pantalon.
-Et bien, je vous remercie, je crois que nous avons tout ce qu'il nous faut pour notre reportage, nous allons juste faire quelques plans neutres supplémentaires.
-Mais de rien. Et si vous avez des problèmes pour faire communiquer des vieux appareils, n'hésitez pas à faire appel à nous. Nous vous inclurons même deux bugs gratuits parce que c'est vous !"

Posté par CYNIC à 01:55 - Writings - Anything to say ? [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 janvier 2007

Bijou

    Bijou était tapis dans l'ombre, attendant son heure. Il avait besoin de sang, de beaucoup de sang. Il lui en fallait toujours plus. Les cadavres de ses trois précédentes victimes gisaient un peu plus loin, livides, presque sereins. Ils n'avaient pas souffert, ceux-là.
    Sébastien arriva à l'adresse indiquée, un immeuble délabré, sans doute un paradis pour les rats. Il allait leur faire la fête. Il sortit son matériel de la camionette : différents poisons, une combinaison hermétique, des bouteilles de gaz paralysant, une boite, un saut et d'autres petites choses. Une fois équipé, il entra dans l'immeuble, lampe torche à la main, et se dirigea vers l'escalier.
    Bijou sentit quelque chose bouger. Il savait qu'il allait bientôt pouvoir étancher sa soif. Déjà, il prévoyait de plaquer sa victime au sol, et de la mordre directement à la gorge. La lumière, il fixait la lumière.
    Sébastien arrivait en bas de l'escalier. Sa torche balaya un débarras en désordre. Des cartons éventrés s'étalaient, des sacs percés répendaient leur contenu sur le sol, un vieux vélo rouillé pendait au plafond. Soudain, il apperçut des yeux rouges, luisants, dans un coin d'ombre. Lentement, il posa sa boîte par terre et l'ouvrit.
    Immédiatement, Bijou se détendit et bondit sur sa victime, toutes griffes dehors. Elle n'eut aucune chance car de terribles et puissants membres la plaquèrent au sol. La dernière chose qu'elle vit fut une paire de crocs, affutés comme des lames de rasoir. Une gerbe de sang décrivit une parabole lorsque sa carotide fut arrachée, elle tressauta une dernière fois, tandis que Bijou aspirait son sang.
    "Bien, Bijou, bien ! fit Sébastien, bon chat, bon travail."
    Il ramassa le rat et le mit dans le seau, avec les trois autres. Puis il commença à placer son poison stratégiquement dans le débarras. C'était utile d'avoir un chat-vampire comme compagnon dans son métier.

Posté par CYNIC à 17:01 - Writings - Anything to say ? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 avril 2006

Les balles sont mortelles

Après avoir escaladé la fenêtre située au douzième étage, James réussit enfin à entrer dans le bureau du colonel Notoarmeklov. Seule la casquette de ce dernier dépassait de l'énorme fauteil en cuir situé derrière son bureau. James sortit son filament et, silencieusement, le lança de manière à étrangler le colonel. Dès qu'il le sera, il entendit un "plop" très sonore et la casquette sauta en l'air, un morceau de baudruche encore attaché.
A ce moment là, un rire maniaque résonna à sa gauche : le colonel se tenait dans l'encadrure de la porte et pointait son arme sur James. Par l'autre porte, située de l'autre coté du bureau, entra Katarina, poussée par un homme du colonel. Celui-ci apostropha alors James.
"-Enfin je vous tiens, 007. Mettez-vous donc sur le tapis, je vous pris."
James s'éxécuta et se mit là ou le colonel lui avait ordonné. Ce dernier appuya alors sur un bouton, ce qui eut pour effet de dévoiler ce qui se trouvait sous leurs pieds : un gigantesque aquarium remplit de requins.
"-Comment trouvez-vous mes animaux de compagnie, 007 ? demanda le colonel.
-Je suppose que vous allez ouvrir une trappe qui va me plonger dedans, répliqua James de son ton flegmatique."
BANG. James s'effondra, une balle entre les deux yeux. Le colonel rangea son arme encore fumante tandis que Katarina se précipita sur James en criant et pleurant.
"-Non, fit le colonel, je préfère m'assurer de votre mort. Mitraillez moi ça ! fit-il en direction des gardes."
Les gardes s'exécutèrent et remplirent de balles le cadavre de James tandis que l'un d'eux éloignait Katarina.
"-Gardez-là dans votre baraquement, fit le colonel à l'adresse du garde, et amusez-vous bien avec. Quand elle ne vous sera plus d'aucune utilité, tuez-là."
Le garde salua et sortit. Les autres le suivirent et le colonel actionna la trappe qui plongea le cadavre de James dans l'aquarium. Il est vrai que les requins préfèrent la viande bien saignante.

Posté par CYNIC à 23:14 - Writings - Anything to say ? [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 septembre 2005

L'héritage (16)

"-Ca ne peut plus continuer ! On ne peut pas se permettre ce genre d'agression !"
    Epeire écumait de rage. En même temps que l'attaque sur le QG de Blanche, le Beluga avait subit une tentaive de piratage informatique audacieuse : le hacker avait réussit à s'introduire dans la planque du serveur pour s'y connecter directement. Fort heureusement Hibou qui passait par là avec deux hommes l'avait mis hors d'état de nuire, et offert un voyage pour les îles. Hawaï, la Réunion, la Guadeloupe et les Kerguelenn. En même temps.
"-Nous devons tout d'abord débusquer cette ou ces taupes, et trouver pour qui elles travaillent. Ensuite nous devons renforcer notre système de sécurité ! Choisissez avec soins vos plus proches collaborateurs, optimisez les accréditations, épluchez les comptes de chaque membre ! Ensuite, nous allons vérifier l'historique de l'organisation pour vérifier qu'il n'y a pas de contentieux avec l'un de nos clients, on ne sait jamais. Enfin, je veux que chacun donne une réserve de son sang pour au cas où. Nous allons aussi installé des salles opératoires dans chaque QG.
-Tous cela va demander des fonds.
-Nous les avons. J'ai fait une estimation du coût, c'est à notre portée.
-Nous aurions pu réaliser des investissements lucratifs avec cet argent.
-Je préfère investir sur la survie du Beluga. A quoi servirait de gagner de l'argent si l'on n'est plus là pour en profiter.
-Je ne suis pas certain, qu'en pensez-vous, Blanche ?
-Je pense qu'elle a raison Ecureuil, si l'on est constamment sous pression, on finira par y passer. Il faut accroître notre sécurité pour éviter de disparaître. Notre ennemi semble puissant et prêt à tout, nous devons l'être aussi.
-Bon, maintenant que c'est réglé, passons au sujet suivant. Le distributeur de café est encore bloqué et... Qui a mis ça à l'ordre du jour ?"
                                                        (à suivre)

Posté par CYNIC à 14:57 - Writings - Anything to say ? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2005

Ce soir

Ce soir, comme chaque mois, je vais sortir à poil dans le village.
Je vais errer, et pisser sur les murs et les poteaux.
Je vais errer, et fouiller les poubelles.
Poursuivre un chat ou deux.
Peut-être faire peur à une poule.
Il faudra que je pense à enlever mes vétements assez tôt, pour ne pas les déchirer.
Je m'amuserai à faire quelques trous dans des jardins.
Je trouverai bien un os à ronger.
Je crierai, à en vider mes poumons.
J'irai sentir le cul des femelles.
Ce soir, j'irai plonger dans la mare.
Et je m'ébrouerai pour me sécher.
Peut être qu'un humain voudra me caresser.
Je préférerais une humaine.
J'irai courir sur les chemins.
J'irai chasser le mulot.
Et quand j'en aurai marre de tout ça.
Je tournerai en rond avant de me coucher.
Vivement ce soir.
Car ce soir, c'est la pleine lune.
C'est chouette d'être un chien-garou.
moony

Posté par CYNIC à 11:53 - Writings - Anything to say ? [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2005

L'héritage (15)

    Dès qu'elle arriva chez Blanche, Epeire sut que quelque chose clochait. Le protail était défoncé par une voiture, et un cadavre gisait un peu plus loin. Elle appela ausitôt Hibou pour qu'il envoie une équipe de sécurité. En attendant son arrivée, elle sortit des jumelles et observa la propriété. Une bataille sanglante avait eu lieu, des cadavres parsemaient le jardin et les murs étaient criblés de balles. La véranda avait explosé permettant sans doute aux assaillants d'entrer dans le bâtiment. Quand l'équipe arriva, elle ne perdit pas de temps à donner les ordres.
"-Bien, enfilez vos lunettes à infra-rouge. On avance par la porte d'entrée en éliminant toute menace. N'oubliez pas de mettre votre insigne pour ne pas vous faire tirer dessus par des alliés. Vous trois, vous serez mes gardes du corps.
-Excusez-moi, madame, mais pourquoi nous donnez-vous des ordres ?
-Hibou ne vous a pas prévenu ? Je suis votre supérieur pour cette opération.
-Un instant je vérifie. Allo, Hibou ? C'est au sujet de la mission, il y a là votre secrétaire et, oui, oui, très bien. Entendu. Nous vous suivons madame.
-Non, vous allez plutôt me précéder. Bien, en avant."
  La troupe n'eut aucun mal à progresser dans le bâtiment, ils ne croisèrent que des cadavres baignant dans le sang. Epeire pensa que ça allait être coton de tout nettoyer. Elle savait qu'en cas d'attaque, Blanche se refugierait au bunker souterrain qu'elle avait aménager, aussi ordonna-t-elle à ses hommes de progresser dans cette direction. En bas de l'escalier, ils trouvèrent un corps déchiqueté par une mine antipersonnelle placée là en piège. Mais des traces de pas dans le sang indiquaient que plusieurs personnes s'étaient dirigées vers le bunker.
  Au fur et à mesure de leurs progression, ils rencontrèrent d'autres cadavres victimes de pièges. l'un d'eux avait eu le visage rongé par l'acide, un autre la cage thoracique perforée au lance-flamme, un troisième avit grillé, visiblement soumis à un courant de forte intensité. Un peu plus loin, ils passèrent devant un interphone qu'Epeire savait relié au coeur du bunker. Elle appuya dessus pour le faire fonctionner et appela plusieurs fois Blanche, mais seuls des parasites lui répondirent.
    Enfin, ils finirent par arriver devant la lourde porte blindée du coeur. Ouverte.Une faible lueur était visible dans la pièce, projetant des ombres sur les murs et découpant l'obscurité. Là encore, des cadavres jonchaient le sol, dont celui d'un colosse tout armuré, mais la tête arrachée, sans doute par une balle explosive. Epeire utilisa une lampe torche pour balayer la pièce.
"-Blanche ? tu es là ?"
    Seul un gémissement lui répondit, elle fit signe à deux hommes de se diriger vers le bruit. Ils progressèrent prudemment vers le bruit. Deux seconde plus tard, ils appelèrent Epeire. Elle se précipita vers eux et découvrit Blanche, éclaboussée de sang, à  moitié recouverte d'un cadavre transpercé de balles et actionnant frénétiquement la gâchette d'un revolver au chargeur vide. Ce qui frappa Epeire, c'était la lividité de Blanche, elle en était presque transparente. Elle tourna lentement sa tête vers Epeire, esquissa un sourire et s'évanouit.
                                                                   (à suivre)

Posté par CYNIC à 12:33 - Writings - Anything to say ? [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 août 2005

L'héritage (14)

    L'interrogatoire de Gâchette s'était révélé assez fructueux. Avec son aiden ils avaient pu déterminer quel était le commando. Il s'agissait d'un groupe de mercenaires dont Gâchette avait abbatu le chef dix ans auparavant. Il en connaissait chause membre sauf le leader, même si quelque chose dans ses manières ne lui était pas totalement étranger. En revenche, l'examen des armes n'avait rien donné, et pour cause, ce commando avait pour habitude de se fournir chez des trafiquants de l'est.
    S'ils connaissaient l'identité du commando, ls n'étaient pas beaucoup plus avancés. Ils ne savaient pas où était leur base de repli, ni qui les avaient engagés. Gâchette assurait en effet que ce commando n'agissait que sur contrat et qu'uaucune affaire personnelle ne guidait leurs actions. Il avait du être choisit justement à cause de leur interaction passée. De plus, il semblait plus efficace que par le passé, comme s'ils avaient enfin pu recevoir un entraînement digne de ce nom.
    Hibou finit par renvoyer Gâchette se reposer dans une cache secrète pour quelques jours afin de le protéger, ce qu'il accepta sans difficultés. Puis avec Epeire il revisionna les videos. Soudan, elle se leva et pointa l'écran frénétiquement.
"-Là ! Arrète l'image !
-Hein ? Okay. Voilà, qu'est-ce qu'il y a ?
-Regarde bien, on a bien vu six personnes s'introduire dans l'immeuvle, et six personnes en ressortir ?
-Oui.
-Ils sont sept dans ce couloir.
-Bon sang ! La taupe était dans l'immeuble !
-Il y en a peut-être plusieurs.
-Merde, merde, merde ! Je transmets ces vidéos à notre bureau d'analyses, il faut qu'il détermine qui est ce numéro sept.
-Mettez tous ceux présents dans l'immeuble sous écoute aussi. Et épluchez leurs comptes. Prévenez aussi les responsable pour que cette section ne reçoive plus d'infos sensibles également. Vérifiez les allées et venues de tout le monde. Il ne doit pas nous échapper.
-Entendu, ce sera fait."
    Epeire et Hibou discutèrent ensuite de nouvelles mesures de sécurité puis ils quittèrent le manoir. Epeire décida d'aller rendre visite à Blanche afin de la mettre au courant des derniers développements. Alors qu'elle quittait la propriété une voiture démarra et se mit à la suivre.
                                           (à suivre)

Posté par CYNIC à 12:04 - Writings - Anything to say ? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 août 2005

L'héritage (13)

    La vidéo ne laissait place à aucune équivoque. Le commando qui avait attaqué le stand de tir savait exactement où aller. Il ne perdait pas de temps à ouvrir toutes les portes, il prenait toujours le bon couloir. Et il se dirigeait vers les installations souterraines, là où s'entraînait Epeire. Il était clair qu'il y avait une taupe au sein du Beluga, qui transmettait des informations importantes pour leurs ennemis. Le commando possédait aussi du matériel de pointe, très onéreux, il n'appartenait donc pas à une petite organisation.
    Le commando arriva enfin devant la porte de l'installation et la fit sauter proprement. Bien entendu, à l'intérieur plus personne n'était là. Il se mit à fouiller la pièce, sans succès. Le chef du commando se mit à éructer :
"-Il devrait normalement être là, il devait donner des cours à une secrétaire, nos informations sont formelles !
-Il a du s'enfuir pendant que nous arrivions.
-Et où ? Il n'y a qu'un seul chemin pour venir ici. Nous l'aurions croisé !
-Peut-être s'est-il caché dans l'une des pièces que nous avons croisé.
-Peut-être. Bon, on évacue en fouillant ces pièces. Il ne peut de toute façon pas sortir de l'immeuble sans être découvert."
    Les images suivantes montraient le commando en train de passer les couloirs au peigne fin, sans rien trouver. De rage, le chef explosa un bureau avant de faire évacuer totalement l'immeuble. Avant de sortir à son tour, il se dirigea vers la caméra et dit :
"-Paul Lenmion, tu ne perds rien pour attendre.
-Paul Lenmion ? fit Epeire.
-Gâchette. Il s'est fait pas mal d'ennemis avant de prendre sa retraite d'assassin.
-D'accord. Bon, apparemment je n'étais pas la cible. Il n'empêche, on ne peut pas se permettre de se faire attaquer ainsi. On va mettre une équipe sur cette histoire. Il faut voir si certaines de ces armes ne viendraient pas de chez nous, ou de chez un de nos fournisseurs. Il faut disséquer ces images pour obtenir le plus d'indices possibles. Essayez aussi de trouver un maximum de témoins. Vérifiez les comptes de toute personne susceptible de donner les plans du batîment et l'emploi du temps de Gâchette. Envoyez-moi ce dernier au manoir, vous l'interrogerez sous ma direction pour voir ce qu'on peut tirer de son témoignage. Enfin, haussez le niveau de sécurité sur toutes nos installations.
-Bien, je suppose que l'on retourne au manoir.
-Oui, du travail nous attends."
                          (à suivre)

Posté par CYNIC à 20:42 - Writings - Anything to say ? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 août 2005

L'héritage (12)

    Le taxi ne tarda pas à arriver. Après s'être assuré que le chauffeur ne correspondait pas à un ennemi connu, Gâchette laissa Epeire entrer dedans. Elle donna au chauffeur l'adresse de sa destination, puis sortit un carnet et commença à écrire des notes. Quelques temps plus tard, la voiture arriva dans une rue misérable mais pas totalement inconnue. Elle s'arrêta devant une maison aux volets délabrés et aux murs lézardés.
"-Vous êtes certaine que c'est ici que vous voulez descendre, madmae ? demanda le chauffeur.
-Oui. Tenez pour la course, et gardez la monnaie.
-Merci beaucoup madmae, bonne fin de journée à vous.
-Je l'espère."
    Epeire sortit de la voiture, sortit une clef de son sac et ouvrit la porte d'entrée de la maison, avant de rentrer à l'intérieur. La pièce dans laquelle elle se trouvait ne comportait qu'une table avec quatre chaises paillées qui ne semblaient tenir que par le vernis. Elle se rendit dans la chambre et s'assit sur le lit. Elle se mit à relire ses notes pendant un moment, puis le bruit de la porte d'entrée qui s'ouvre la tira de ses pensées. Elle se rendit aussitôt dans la pièce précédente.
"-Vous voilà enfin, fit-elle.
-Oui, êtes-vous certaine que ce n'est pas trop risqué de venir ici ? demanda Hibou.
-Oui.
-Je pensais quand même que le lanoir était plus sécurisé que votre ancienne maison.
-Peut-être, mais le manoir a plus de chances d'être observé qu'ici. Maintenant, suivez-moi."
    Elle repassa dans la chambre, avec Hibou sur ses talons. Elle tira un peu le lit ce qui libéra l'accès à un bouton qu'elle poussa. Aussitôt, un espace se dégagea sous le lit, libérant l'accès à un escalier. Hibou en restait bouche-bée.
"-Comment... commença-t-il.
-Chut, répliqua-t-elle, je vous le dirait tout à l'heure. Suivez-moi."
    Elle descendit l'escalier suivie de près par Hibou. Une fois arrivés en bas, elle alluma une lumière et referma le passage. Ils étaient arrivés dans une cave occupée par un bureau, quelques chaises, une armoire et un ordinateur qu'elle alluma.
"-Quand avez-vous aménagé ceci ?
-En memê temps que la mise au point du système de vidéoconférence. Cet ordinateur est relié à notre réseau, et je suis la seule à pouvoir l'utiliser, il est sécurisé avec mes empreintes digitales.
-Pourquoi ne me l'aviez-vous pas dit ?
-Je ne l'ai dit à personne. La seule autre au courant est celle qui a installé les systèmes.
-Vous lui faites confiance ?
-Oui, c'est la même qui a installé le réseau.
-Quand même...
-C'est ma nièce.
-Oh. Bien, je suppose que vous savez ce que vous faites.
-Totalement, bon, je viens de récupérer la vidéosurveillance. Voyons cela. Ho !
-Mince ! On a un problème, là."
                                  (à suivre)

Posté par CYNIC à 15:29 - Writings - Anything to say ? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 août 2005

L'héritage (11)

"-Gâchette ? fit Epeire.
-Ca vient d'en haut, répondit-il, je me renseigne sur ce qu'il se passe. Allo, Bullet ? Tu me reçois ?
-Oui, on a un problème, un commando prend d'assaut le bâtiment. Il a fait explosé ton bureau.
-O.K., je sorts la secrétaire par le passage. Tenez dix minutes et repliez vous, on évacue. N'oubliez pas de mettre en route le compte à rebourd, trois minutes après votre sortie.
-Entendu, bonne chance.
-Bien, Epeire, si vous voulez me suivre.
-Un instant, fit-elle, y'a-t-il des caméras de sécurité dans le bâtiment ?
-Oui, dans chaque couloir.
-Sont-elles branchées sur le réseau ?
-Oui, notre P.C. sécurité est situé à l'extérieur.
-Contactez les et dites-leur de sauvegarder toutes les bandes du jours. Je vous suis.
-Je le fais tout de suite. Par ici."
    Epeire suivit Gâchette dans le râtelier d'armes. Il ouvrit l'armoire du matériel lourd, enleva une mitrailleuse lourd pour découvrir un petit bouton cahcé derrière qu'il dressa. Aussitôt l'armoire pivota faisant apparaître un passage.
"-Où cela mène-t-il ? demanda Epeire.
-Dans le magasin de musique en face du P.C. sécurité. Ils vienent de me confirmer que la sortie était sûre.
-Bien, allons-y."
    Ils parcourirent un sombre couloir pendant quelques centaines de mètres, avant de parvenir au pied d'un escalier. Ils le gravirent et débouchèrent bientôt dans une réserve. Elle était remplie de valises d'instruments.
"-Ce sont réellement des instruments, là dedans ? demanda Epeire ?
-Non, fit Gâchette, ce sont bien des armes, c'est notre seconde réserve. Bon, je scelle l'entrée au cas où.
-Et vos hommes ?
-Ils évacuent par un autre passage, question de sécurité. Bon, attendez-moi ici, je vais m'assurer que le passage est libre."
    Quelques minutes plus tard, Gâchette revint accompagné d'un petit homme chauve au ventre imposant, habillé comme s'il allait donner un récital de piano.
"-Je vous présente Steinway, c'est le gérant. Il vient de me confirmer que la sécurité est bonne. Il vient aussi d'appeler une voiture au Q.G. pour vous faire évacuer.
-Rappelez-là et dites lui d'aller ailleurs, dans un parking par exemple, puis de rentrer. Et appelez-moi un taxi plutôt.
-Pardon ?
-Je ne veux pas prendre de risque. Le Q.G. est peut-être surveillé, je vais plutôt aller dans une autre planque. J'informerai Hibou  pour qu'il m'y retrouve.
-Comme vous désirez."

Posté par CYNIC à 13:08 - Writings - Anything to say ? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »